Dans le cadre du projet FabuLab, un poste d'ingénieur·e d’études pour un contrat à durée déterminée de trois mois, à partir du 5 janvier 2026 est créé. Le poste porte sur l’édition numérique de textes médiévaux et s’adresse à des candidats titulaires d’un Master.

Quelques informations sur le poste :

  • Intitulé du poste : Ingénieur·e d’études en édition numérique de textes médiévaux, CDD
  • Lieu : IRHT (au choix Aubervilliers-Campus Condorcet ou Orléans) ou Université de Lille ; télétravail possible
  • Durée : 3 mois
  • Date de début : 5 janvier 2026
  • Quotité : Temps plein (100 %)
  • Rémunération : 2103 € net mensuel

La mission se déroule dans le cadre du projet exploratoire FabuLab (financement Biblissima+), dirigé par Joana Casenave. FabuLab se fonde sur le corpus de l’Isopet 1-Avionnet, recueil de fables ésopiques daté de la fin du XIIIe - début du XIVe siècles. Il constitue la première étape de l’élaboration d’une édition numérique de ce corpus et propose de réfléchir aux modalités d'indexation fine des textes et des images et aux parcours de lecture qu’ils permettront de développer dans le corpus. En se basant directement sur les modes et les objets d'indexation du corpus, ces parcours de lecture offriront des accès variés aux textes (édition diplomatique, édition critique, parcours thématiques, rhétoriques, narratifs, diachroniques). L'objectif est de développer des outils analytiques et de faire dialoguer les données et métadonnées du corpus avec les entités et les référentiels de Biblissima+.

Missions : L’ingénieur.e d’études sera chargé.e de l’édition numérique de fables médiévales (corpus de l’Isopet I-Avionnet). Missions : travail de relecture des transcriptions des textes, encodage des textes selon les standards XML/TEI (Text Encoding Initiative), indexation thématique, rhétorique, narrative et iconographique en lien avec les objectifs du projet, alignement des données textuelles et iconographiques avec des référentiels existants (Biblissima+, Vocabulaires de l’IRHT, etc.), participation à des réunions de travail et échanges avec l’équipe projet.

Compétences :

  • Savoirs / connaissances : Maîtrise du moyen français ; Connaissances en paléographie médiévale ; Connaissance des outils d’analyse littéraire (narratologie, rhétorique) ; Bonne compréhension des principes d’encodage XML/TEI ; Notions en édition critique et édition numérique ; Sensibilisation aux Humanités numériques et aux vocabulaires contrôlés.
  • Savoir-faire : Transcrire fidèlement des textes médiévaux à partir de sources manuscrites ; Encoder avec précision selon les recommandations XML/TEI (et adapter les balises selon les besoins du projet) ; Indexer des textes en lien avec des référentiels thématiques, narratifs ou iconographiques ; Manipuler des outils numériques d’édition (ex : oXygen XML) ; Rechercher et intégrer des alignements avec des entités existantes (URI, référentiels, autorités).
  • Savoir-être : Rigueur et précision dans le traitement des données textuelles et manuscrites ; Sens de l’organisation et autonomie dans la gestion du temps ; Appétence pour les humanités numériques ; Capacité à collaborer au sein d’une équipe pluridisciplinaire ; Ouverture à l’expérimentation et aux méthodes exploratoires.

Candidatures (CV + lettre de motivation) à envoyer avant le 18 août 2025 à Joana Casenave (joana.casenave@univ-lille.fr), Emmanuelle Kuhry (emmanuelle.kuhry@irht.cnrs.fr) et Marie- Laure Savoye (marie-laure.savoye@irht.cnrs.fr).

Voir l'annonce sur le site de Biblissima+.

Un colloque « Malheurs du corps épique – figuration, symbolisation (Antiquité, Moyen âge, Renaissance) » aura lieu les 18 et 19 juin 2026 à l'Université d'Orléans (Centre International Universitaire pour le Recherche – Hôtel Dupanloup).

Organisation : Pierre-Alain Caltot, Philippe Haugeard et Nicolas Lombart

Argumentaire

Portant sur des sources littéraires, le colloque entend étudier ou interroger les représentations du corps épique mis à mal, de l’Antiquité à la Renaissance. Les communications pourront s’inscrire dans telle période exclusivement ou assumer une démarche plus diachronique, en comparant par exemple des œuvres appartenant à des périodes différentes – antique, médiévale ou renaissante. La bibliographie (voir ci-dessous) impose le double constat suivant : 1) l’anthropologie historique a permis aux représentants de la Nouvelle Histoire de baliser la bibliographie d’études déjà solides participant d’une histoire du corps, en particulier depuis les années 2000. Ce renouveau des analyses et des objets historiques a imposé de nouveaux outils de recherche, pour la plupart limités à telle ou telle période. 2) Les études littéraires, pour leur part, ont surtout souligné la valorisation intrinsèque au corps du héros épique, corps glorieux ou lumineux, véritable « corps de transfiguration », qui, révélant des qualités morales hors du commun, s’affirment à travers un parcours exemplaire d’épreuves qualifiantes. Or, dès ses actes fondateurs, le genre épique fait coexister, à côté d’Achille, Thersite dans l’Iliade (II, 213-224 pour son portrait). Avec ce personnage, le poète homérique semble associer veulerie morale, laideur hideuse et bassesse sociale, au point que Thersite devient l’emblème d’un autre corps épique. Derrière cette figure, exemplaire d’une diversité des personnages épiques, nous souhaitons interroger les malheurs du corps épique, que ce soit sur le champ de bataille où l’intégrité du corps épique est interrogée, ou en dehors des combats : pourront alors être analysés les corps épiques vieillissants, éprouvés, marginalisés. Les propositions de communication pourront s’inscrire, sans exclusive, dans l’un des axes suivants (les exemples cités proviennent de l’épopée antique mais trouveront des analogues dans les textes du Moyen Âge et de la Renaissance) :

– Malheurs du corps sur le champ de bataille : les supplices et les agonies du corps blessé et souffrant, véritable corpus dolens, peuvent apparaître comme autant de miroirs inversés du corps héroïque. Quels usages l’épopée propose-t-elle de la description des corps vulnérables ? On pourra ainsi envisager ses fonctions narratives – comment l’assassinat de Patrocle relance-t-il l’intrigue de l’Iliade ? – ; stylistiques – le recours à l’hypotypose dans l’acharnement contre les corps dans la Pharsale de Lucain – ; ou encore son rôle dans la construction du personnel héroïque – l’importance de la mort de Pallas dans la définition d’un héroïsme propre à Énée dans l’Énéide.

– La dégradation des corps défaits ou vaincus constitue autant d’humiliations qui contreviennent au code de valeurs – morales, religieuses, politiques – que l’épopée affirme par ailleurs. De tels passages peuvent alors interroger directement l’épopée comme code générique. En arrière-plan se pose ainsi la question de la représentation des (contre-)modèles que l’épopée élabore. C’est ainsi que l’insistance sur le corps et les fonctions corporelles des prétendants de Pénélope dans l’Odyssée contribue à en faire des antithèses du héros tandis que la galerie des tyrans, modèles inversés du roi juste et pieux, que proposent les épopées (Mézence dans l’Énéide ; Capanée dans la Thébaïde de Stace…) travaille de l’intérieur la normativité épique, y compris dans son rapport au corps social.

– Des malheurs, nous passons aux défauts ou aux passions épiques qui affectent et gâtent le corps des personnages épiques, la mollesse, la paresse, la peur confinant parfois à la couardise constituent autant de manquements par rapport au comportement attendu pour le héros et son rang. De ce point de vue, la présence de personnages a priori étrangers aux valeurs héroïques dans l’épopée pourra être interrogée, par exemple pour leur âge – vieillards –, ou pour leur modestie sociale – marginaux et mendiants, comme Ulysse dans les derniers chants de l’Odyssée. Dans les Métamorphoses, Ovide propose une épopée du corps changeant, envisageant entre autres la dégradation des corps héroïques vers une animalisation ou une réification.

Les propositions de communication, accompagnées d’un résumé ou d’un argumentaire d’une vingtaine de lignes, sont à adresser avant le 15 décembre 2025 aux trois adresses suivantes : pierre-alain.caltot@univ-orleans.fr, philippe.haugeard@univ-orleans.fr et nicolas.lombart@univ-orleans.fr.

La revue Bien dire et bien aprandre consacrera son prochain numéro 41 à la thématique « Le Moyen Âge à l'opéra », sous la direction de Marie-Madeleine Castellani et Matthieu Marchal.

Les projets d’article (entre 3000 et 5000 caractères, avec bibliographie primaire et secondaire indicative, 5-10 mots-clés, et un bref curriculum-vitae de 5-10 lignes) sont à adresser avant le 7 septembre 2025 à : contact-revue-bdba@univ-lille.fr. La procédure d'évaluation se fera ensuite par double expertise.

Retrouvez ici l'appel à communication complet et les informations sur cet appel.

Bien Dire et Bien Aprandre est une revue mixte, diffusée en version imprimée et numérique, en accès libre différé, après un délai de restriction d’un an. Vous pouvez la consulter sous le lien suivant.

La revue contient également une section « Miscellanées » incluant des articles originaux de Varia, qui peuvent aussi être envoyés à contact-revue-bdba@univ-lille.fr.

Le colloque DIACHRO réunit tous les deux ans la communauté internationale des linguistes et des philologues qui travaillent sur les évolutions et les changements qu’a connus le français de ses origines à nos jours. Il constitue un lieu de réflexion et de discussion autour des recherches novatrices sur les phénomènes de changement en français, quelles que soient la période considérée et l’approche théorique et méthodologique. Pour sa douzième édition, le colloque DIACHRO se tiendra à l’Université Sorbonne Nouvelle (Paris). Toute contribution consacrée à la diachronie du français sera prise en compte mais l’on privilégiera cependant les trois thématiques suivantes : éditions des textes et linguistique historique, délimitation du français moderne, stabilité(s) linguistique(s).

Conférences plénières :

Conférence d’ouverture : Sophie Prévost (CNRS)

Axe Édition des textes et linguistique historique : Gabriella Parussa (Sorbonne Université)

Axe Délimitation du français moderne : Jean-Marie Klinkenberg (Université de Liège)

Axe Stabilité(s) linguistique(s) : Daniela Capin (Université de Strasbourg)

Comité d'organisation : Claire Badiou-Monferran, Myriam Bergeron-Maguire, Evelyne Oppermann-Marsaux, Andrea Valentini et Pierre Vermander.

Calendrier : soumission des contributions avant le 15 septembre 2025, réponses aux auteurs le 15 décembre 2025 et programme définitif disponible le 15 janvier 2025.

Franis d'inscriptions : 100€ pour les titulaires, 50€ pour les doctorants et les non-titulaires

Contact : diachro12@sorbonne-nouvelle.fr

Retrouvez ici l'appel à communication.

Les Rencontres de musicologie médiévale sont proposées annuellement par le Groupe des médiévistes de la Société française de musicologie. Elles répondent au désir d’insuffler une dynamique disciplinaire, scientifique et humaine à la communauté des médiévistes français et francophones. Ces Rencontres, dont la première édition s’est tenue à Paris en juin 2021, sont un lieu d’échanges entre musicologues médiévistes, chercheurs des disciplines connexes, ainsi que divers acteurs de la musique et de la musicologie médiévales. Elles sont l’occasion d’entendre des communications pendant lesquelles sont présentés des travaux achevés, des recherches en cours ou des projets scientifiques, artistiques et pédagogiques. S’y ajoute un volet de réflexion disciplinaire sur la recherche, l’enseignement et la diffusion de la musique médiévale, mené sous forme de courtes communications, de tables rondes et d’ateliers.

Retrouvez ici l'appel à communication.

Vous pouvez envoyer vos propositions de communication à rmm@sciencesconf.org avant le 30 juin 2025.

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