Présentation

Par Patrick Moran, le 08 juin 2021Lire la suite

La Société de Langue et de Littérature médiévales d'Oc et d'Oïl réunit les enseignants de l'enseignement supérieur et les chercheurs français et étrangers spécialistes de ce domaine. Elle a plusieurs missions :

  • Développer et établir des contacts entre médiévistes littéraires et linguistes, en favorisant l’échange d’informations au niveau national et international ;
  • Encourager toute initiative tendant au développement des études médiévales (langue et littérature d’oc et d’oïl) au sein de l’université et en dehors ;
  • Stimuler la recherche, l’enseignement et la vulgarisation dans ces disciplines ;
  • Diffuser la recherche et les travaux des jeunes chercheurs.

À cette fin, le site conjointures.org propose un annuaire des membres, des informations mises à jour régulièrement (annonces de colloques, publications, informations officielles sur les postes et l’actualité ministérielle), un fichier des thèses et des documents bibliographiques à destination de l’enseignement secondaire.

Elle publie par ailleurs la revue Perspectives Médiévales, qui est accessible depuis l’automne 2012 sur le portail revues.org (http://peme.revues.org) et co-organise avec l’université qui reçoit son Assemblée Générale un colloque, publié depuis 2010 par les Presses Universitaires de Paris-Sorbonne.

Pour adhérer à la SLLMOO, cliquez sur ce lien permettant de télécharger l'appel à cotisation de l'année 2021. Pour obtenir les coordonnées bancaires de la SLLMOO et régler votre adhésion par virement, vous pouvez contacter la trésorière de la Société, Muriel Ott (ott.muriel@wanadoo.fr). L'adhésion est de 30 € pour une année (15 € pour les doctorants).

Pour publier une annonce (sur une manifestation scientifique, une parution, un appel à contributions, etc.), vous pouvez contacter le webmestre de la Société, Louis-Patrick Bergot (lbergot@hotmail.fr).

Mots clés : littérature médiévale, français médiéval, oc, oïl, enseignement supérieur, histoire littéraire, histoire de la langue

Philosophie et fiction de l'Antiquité tardive à la Renaissance, dir. Fabienne Pomel et Sophie Van der Meeren, Louvain, Peeters (Synthema, 12), 2021, 358 p.

ISBN : 978-90-429-4330-8

Quels étaient les représentations et enjeux de la philosophie et de la fiction, leurs échanges, interactions et zones frontières de l’Antiquité tardive jusqu’à la Renaissance ? La fiction peut apparaître comme l’envers de la vérité. Elle n’en est pas moins une forme de recherche de vérité, savoir ou sagesse : Augustin, Macrobe, Martianus Capella ou Boèce, puis les poèmes allégoriques latins du XIIe siècle, les encyclopédies du XIIIe siècle, suivies par des œuvres allégoriques écrites dans le milieu de la cour de Charles V et Charles VI ou encore par Ficin problématisent le statut de la fiction : quelle est sa légitimation philosophique ? Quels sont les rapports entre philosophie et arts libéraux, philosophie et poétique, philosophie et théologie? Les contributions interrogent le lexique et l’arrière-plan philosophique. Elles examinent aussi les moyens de la fiction pour mettre en œuvre un projet herméneutique et heuristique fécond : la personnification, la prosopopée, les modèles narratifs (banquet ou voie) ou le cadre dialogique.

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Le genre en littérature. Les reconfigurations masculin/féminin du Moyen Âge à l’extrême contemporain, dir. Marie-Françoise Berthu-Courtivron et Fabienne Pomel, Rennes, PUR (Interférences), 2021, 452 p.

ISBN : 978-2-7535-8149-4

Cet ouvrage étudie le brouillage des normes et des stéréotypes de genre dans les textes littéraires, du Moyen Âge au XXIe siècle. Ce concept de genre, qui a profondément transformé l’approche des sciences sociales et humaines, restait encore peu exploité dans les études littéraires. Qu’ils soient de l’ordre du jeu, qu’ils relèvent d’une résistance politique ou de perturbations esthétiques, les phénomènes d’hybridation et de réversibilité des codes viennent défier les performances traditionnelles de genre. Si le travestissement reste pendant des siècles l’outil principal du brouillage, la modernité sonde les voies d’un au-delà multiple du genre, allant d’une érotique subversive à des interpénétrations existentielles et identitaires de fond, particulièrement sensibles dans les littératures contemporaines d’expression française de par le monde.

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Géraldine Toniutti, Les derniers vers du roman arthurien. Trajectoire d'un genre, anachronisme d'une forme, Genève, Droz (Publications Romanes et Françaises, 273), 2021, 656 p.

ISBN : 978-2-600-06223-7

Qu’implique le choix du vers dans le roman, à une époque où la prose s’est déjà imposée comme forme privilégiée du genre ? C’est à cette question que la présente étude soumet le corpus des derniers romans arthuriens en vers, rédigés entre 1260 et 1380. Le choix atypique du vers dans ces romans interroge les valeurs esthétiques attribuées à chaque forme au cours de ces siècles de mutation que sont le XIIIe et le XIVe siècle : l’écriture en vers résiste, mais est en décalage avec la forme irrémédiablement favorisée. À partir de ces textes, l’étude trace l’abandon du vers au profit de la prose dans le roman et sa spécialisation lyrique, engageant ainsi des réflexions sur la conjonction entre forme et genre. Ce corpus invite encore à théoriser la position tardive qu’occupent ces romans dans la trajectoire historique du roman arthurien en vers. Des interactions entre vers tardif et prose émergeante découle une véritable poétique de la tardivité, dont l’étude rend compte.

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