Le Rondeau entre XIIIe et XVIe siècles. Une forme lyrique en liberté surveillée, dir. Jacqueline Cerquiglini-Toulet, Clotilde Dauphant et Sylvie Lefèvre, Paris, Honoré Champion (Colloques, congrès et conférences sur le Moyen Âge, 29), 2021, 224 p.

Date de parution : 25 juin 2021

ISBN : 9782745355355

Labyrinthe de mots ou figure du cercle, le rondeau continue de poser des questions sur sa forme, simple ou complexe, sur ses origines et sur son évolution dans le temps long. Chanson, rondel de carole, rondel, caractérisé par un refrain de plusieurs vers au Moyen Âge, le rondeau devient texte à refrain de quelques mots ou rentrement au XVe siècle. C’est cette dernière forme que le XVIIe siècle, amateur d’archaïsme, reprendra, souvent comme pièce de circonstances. Au XIXe siècle, historiens, théoriciens et poètes décident de distinguer nettement rondeau et rondel tandis que les éditeurs de poésie médiévale se divisent sur la longueur de reprise d’un refrain abrégé en etc. Ce débat n’a pas été tranché jusqu’à présent, et s’il ne l’est pas de façon définitive et de manière uniforme dans ce volume, c’est qu’entre texte et musique le rondeau a longtemps été, plutôt qu’une forme fixe, une forme en liberté surveillée.

Une journée d'étude destinée aux jeunes chercheurs, intitulée "Traductions imprimées, traductions pour l'imprimé (1470-1550)", se tiendra les 16 et 17 juin 2022 à l'université de Milan.

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Philosophie et fiction de l'Antiquité tardive à la Renaissance, dir. Fabienne Pomel et Sophie Van der Meeren, Louvain, Peeters (Synthema, 12), 2021, 358 p.

ISBN : 978-90-429-4330-8

Quels étaient les représentations et enjeux de la philosophie et de la fiction, leurs échanges, interactions et zones frontières de l’Antiquité tardive jusqu’à la Renaissance ? La fiction peut apparaître comme l’envers de la vérité. Elle n’en est pas moins une forme de recherche de vérité, savoir ou sagesse : Augustin, Macrobe, Martianus Capella ou Boèce, puis les poèmes allégoriques latins du XIIe siècle, les encyclopédies du XIIIe siècle, suivies par des œuvres allégoriques écrites dans le milieu de la cour de Charles V et Charles VI ou encore par Ficin problématisent le statut de la fiction : quelle est sa légitimation philosophique ? Quels sont les rapports entre philosophie et arts libéraux, philosophie et poétique, philosophie et théologie? Les contributions interrogent le lexique et l’arrière-plan philosophique. Elles examinent aussi les moyens de la fiction pour mettre en œuvre un projet herméneutique et heuristique fécond : la personnification, la prosopopée, les modèles narratifs (banquet ou voie) ou le cadre dialogique.

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Le genre en littérature. Les reconfigurations masculin/féminin du Moyen Âge à l’extrême contemporain, dir. Marie-Françoise Berthu-Courtivron et Fabienne Pomel, Rennes, PUR (Interférences), 2021, 452 p.

ISBN : 978-2-7535-8149-4

Cet ouvrage étudie le brouillage des normes et des stéréotypes de genre dans les textes littéraires, du Moyen Âge au XXIe siècle. Ce concept de genre, qui a profondément transformé l’approche des sciences sociales et humaines, restait encore peu exploité dans les études littéraires. Qu’ils soient de l’ordre du jeu, qu’ils relèvent d’une résistance politique ou de perturbations esthétiques, les phénomènes d’hybridation et de réversibilité des codes viennent défier les performances traditionnelles de genre. Si le travestissement reste pendant des siècles l’outil principal du brouillage, la modernité sonde les voies d’un au-delà multiple du genre, allant d’une érotique subversive à des interpénétrations existentielles et identitaires de fond, particulièrement sensibles dans les littératures contemporaines d’expression française de par le monde.

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Géraldine Toniutti, Les derniers vers du roman arthurien. Trajectoire d'un genre, anachronisme d'une forme, Genève, Droz (Publications Romanes et Françaises, 273), 2021, 656 p.

ISBN : 978-2-600-06223-7

Qu’implique le choix du vers dans le roman, à une époque où la prose s’est déjà imposée comme forme privilégiée du genre ? C’est à cette question que la présente étude soumet le corpus des derniers romans arthuriens en vers, rédigés entre 1260 et 1380. Le choix atypique du vers dans ces romans interroge les valeurs esthétiques attribuées à chaque forme au cours de ces siècles de mutation que sont le XIIIe et le XIVe siècle : l’écriture en vers résiste, mais est en décalage avec la forme irrémédiablement favorisée. À partir de ces textes, l’étude trace l’abandon du vers au profit de la prose dans le roman et sa spécialisation lyrique, engageant ainsi des réflexions sur la conjonction entre forme et genre. Ce corpus invite encore à théoriser la position tardive qu’occupent ces romans dans la trajectoire historique du roman arthurien en vers. Des interactions entre vers tardif et prose émergeante découle une véritable poétique de la tardivité, dont l’étude rend compte.

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Adgar, Le Gracial. Miracles de la Vierge, éd. Jean-Louis Benoit et Jerry Root, Turnhout, Brepols (Textes vernaculaires du Moyen Âge, 27), 2021, 556 p.

Le Gracial d’Adgar est le premier recueil de miracles de Notre-Dame en langue vernaculaire, en l’occurrence en anglo-normand. Il a été rédigé par un moine de Londres vers 1165. Il comporte 49 miracles internationaux ou locaux dont le plus important est le célèbre miracle de Théophile, prototype du récit du pacte avec le Diable, appelé à un grand succès ultérieur. Pour la première fois le texte est intégralement traduit en français moderne et en anglais pour le miracle de Théophile. Une courte introduction présente ces récits qui se veulent historiques et qui cherchent à rivaliser avec la littérature profane courtoise en plein essor. Un fort contenu didactique se marie avec un merveilleux chrétien édifiant. Ce chef-d’oeuvre littéraire est à rapprocher des chefs-d’oeuvre de l’art gothique consacrés souvent à exalter l’amour de Notre-Dame.

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Nelly Labère, Gastrono(r)mie. Naissance de la littérature gastronomique, Paris, Honoré Champion (Bibliothèque du XVe siècle, 88), 2021, 392 p.

Date de parution : 28 mai 2021

ISBN : 9782745355379

Cet essai est une hypothèse. Celle de la naissance d’une gastrono(r)mie. Elle part d’un constat : à partir du XIIIe siècle, les livres de cuisine et les livres de fiction « explosent » (B. Laurioux). À l’inverse, les fictions se passionnent pour l’alimentation. Il s’agit dans cet essai de comprendre comment, par la littérarisation des livres de cuisine et par la technique culinaire des textes de fiction, se constitue progressivement un nouveau genre : la littérature gastronomique. Personnage, destinataire et prescriptrice, la femme est au centre de son dispositif textuel. C’est elle qui fournit l’argumentaire descriptif, normatif ou satirique de cette nouvelle littérature de bouche qui interroge, par la chair, la chère. Entre ordre et désordre, gula et luxuria, elle offre aux auteurs une nouvelle voix pour explorer les possibles textuels et définir l’essence de cette littérature gastronomique : le goût des mets et des mots.

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