Présentation

Par Patrick Moran, le 21 juin 2018Lire la suite

La Société de Langue et de Littérature médiévales d'Oc et d'Oïl réunit les enseignants de l'enseignement supérieur et les chercheurs français et étrangers spécialistes de ce domaine. Elle a plusieurs missions :

  • Développer et établir des contacts entre médiévistes littéraires et linguistes, en favorisant l’échange d’informations au niveau national et international ;
  • Encourager toute initiative tendant au développement des études médiévales (langue et littérature d’oc et d’oïl) au sein de l’université et en dehors ;
  • Stimuler la recherche, l’enseignement et la vulgarisation dans ces disciplines ;
  • Diffuser la recherche et les travaux des jeunes chercheurs.

A cette fin, le site conjointures.org propose un annuaire des membres, des informations mises à jour régulièrement (annonces de colloques, publications, informations officielles sur les postes et l’actualité ministérielle), un fichier des thèses et des documents bibliographiques à destination de l’enseignement secondaire.

Elle publie par ailleurs la revue Perspectives Médiévales, qui est accessible depuis l’automne 2012 sur le portail revues.org (http://peme.revues.org) et co-organise avec l’université qui reçoit son Assemblée Générale un colloque, publié depuis 2010 par les Presses Universitaires de Paris-Sorbonne.

Mots clés : littérature médiévale, français médiéval, oc, oïl, enseignement supérieur, histoire littéraire, histoire de la langue

Située dans le prolongement du colloque « Les miroirs des dames au tournant du Moyen Âge et de la Renaissance », qui se tiendra les 13 et 14 décembre 2018 à l’Université du Littoral – Côte d’Opale (Boulogne-sur-Mer), cette manifestation scientifique proposera une réflexion sur l’image de la femme médiévale dans la production littéraire bourguignonne de la fin du Moyen Âge et de la première Renaissance. À l’instar des diverses rencontres internationales organisées à Dunkerque depuis 2005, elle visera de la sorte à éclairer sous un jour nouveau la vaste production littéraire élaborée sous l’impulsion des Grands Ducs de Bourgogne.

Pour consulter l'argumentaire du colloque, cliquez sur ce lien.

Les propositions de communication accompagnées d’un argumentaire d’une dizaine de lignes et d’un bref curriculum vitae sont à envoyer aux organisateurs 
avant le 20 juillet 2018.

Procès politiques au temps de Charles VII et de Louis XI

éd. Joël Blanchard et Franck Collard

Genève, Droz, 2018 (Travaux d'Humanisme et Renaissance), XLIV, 372 p.

 

Voici le quatrième volume des procès politiques de Louis XI, élargi au règne de son père Charles VII, car les deux procès de Jean, duc d’Alençon, se sont succédés sous ces deux règnes. Ce sont assurément les plus connus, les mieux documentés, car les traités des XVIe et XVIIe siècles y font souvent référence. Leur célébrité tient aussi à la personnalité d’un prince qui incarne les intérêts et les passions d’une haute aristocratie dont la liberté est bridée par un pouvoir royal centralisé et de plus en plus fort. Les dix-huit documents réunis ici, la plupart publiés pour la première fois, permettent de cerner les réseaux d’alliances locales ou nationales, dans une partie diplomatique serrée, mais surtout les croyances et les préjugés qui nourrissent les incriminations, les rumeurs, les attributions infondées, les pathologies suspectées, élargissant le champ judiciaire dans un jeu invisible et troublant du pouvoir.

Pour voir la présentation de l'ouvrage sur le site de l'éditeur, cliquez sur ce lien.

VIIe colloque de l'Association Internationale des Etudes sur le Moyen Français : Histoire de la littérature, histoire de la langue (1965-2015). Bilan et perspectives.

Le colloque aura lieu du 13 au 16 juin 2018, à la Sorbonne et à l'Institut de France.

Il est obligatoire de s'inscrire par mail auprès de clotilde.dauphant@gmail.com pour pouvoir accéder au colloque.

Pour consulter le programme du colloque, cliquez sur ce lien.

Zrinka Stahuljak, L'Archéologie pornographique. Médecine, Moyen Âge et histoire de France, Rennes, PUR, 2018

Il n’y a pas de nation française ni d’histoire de France sans la sexualité. On sait depuis Michel Foucault que la sexualité a même constitué la nation française au xix siècle. Mais quel lien entre l’ordre militaire des Templiers et la colonisation de l’Algérie par la France en 1830 ? Ou entre Gilles de Rais, maréchal du xve siècle, et la théorie du sadisme par Richard von Krafft-Ebing ? Entre l’amour courtois et la loi de 1884 légalisant le divorce ? Ou encore entre le Moyen Âge, institué berceau de la nation par la République, et le choix du récit national dans les domaines de la littérature et de l’art médiévaux ? 

La médecine du xixe siècle qui était le moteur principal – intellectuel, moral et disciplinaire – dans la formation moderne de la nation française et l’écriture de l’histoire de France fondait chacune de ses théories et de ses propositions de lois dans le berceau médiéval. Un grand choix de textes scientifiques et vulgarisateurs, certains présentés pour la première fois, permettent l’étude du sexe, du sang, de la race et de l’amour aux xixe et début du xxe siècle et démontrent comment l’histoire et le Moyen Âge, obsessions de la médecine, ont défini la famille, le mariage et le divorce, l’hygiène (les maladies, les vices et les tares), les mœurs et les politiques raciale et coloniale en Europe, notions toujours vives dans le débat contemporain. 

Pour consulter la présentation de l'ouvrage, cliquez sur ce lien.

 

La professeure Zrinka Stahuljak (littérature médiévale et comparée, UCLA) donnera un séminaire sur "Les fixeurs au Moyen Âge" au Collège de France les 1er, 8, 15 et 22 juin 2018 (16h-17h30).

Depuis l’engagement occidental en Afghanistan et en Iraq, le terme de « fixeur » est devenu fréquent pour désigner, quasi exclusivement, des hommes qui rendent des services multiples aux journalistes et aux armées étrangères. Le fixeur est en réalité un très vieux terme journalistique qui désigne un homme à tout faire dans des situations de conflit : c’est celui qui fait interprète, informateur, guide, médiateur, fournisseur, chauffeur, en bref, tout ce qu’il faut à un journaliste, voire à un militaire, pour survivre et travailler en terrain hostile. C’est un intermédiaire, un facilitateur qui possède de multiples savoirs et techniques. Son principal domaine d’action se situe donc dans des situations de conflit qui exigent une intervention bilingue, entre deux langues mutuellement inintelligibles.

Le fixeur n’est pas pour autant une profession ou un métier mais une position très ancienne.

La première partie du séminaire portera sur une définition des fixeurs, théorique et historique. Comment se traduit le rôle qu’ont joué les fixeurs au Moyen Âge ? Qu’apporte l’analyse de cette position au domaine de la traduction et à la formation et la transmission des savoirs de l’époque ? À travers leur expérience historique de vie et de mort seront travaillées les notions d’éthique (une position sans code professionnel est-elle sujette à une éthique ?), de don et de contrat (leur travail relève-t-il d’une logique du marché, de l’économie d’échange ?), de courtoisie (que signifie le paiement de « courtoisie » effectué par les voyageurs au Moyen Orient ?) et de violence (le fixeur est à la fois instrument de conquête et traître). Si le fixeur s’avère être un personnage ambivalent (c’est celui qui assure notre sauvegarde mais dont on a peur), comment cette ambivalence s’exprime-t-elle au niveau d’un système, d’un réseau ?

Ces notions seront mises à l’épreuve dans la deuxième partie du séminaire, consacrée à la question, en apparence plus métaphorique, des « nations-fixeurs ». Qu’advient-il quand un régime politique se veut être fixeur, comme le duché de Bourgogne du XVe siècle ? Quels en étaient l’imaginaire et les effets ? À partir des inventaires des richissimes bibliothèques bourguignonnes sera proposée l’idée que les fictions politiques constituaient une archéologie du possible, celle-là même qui a ouvert la voie au grand empire transatlantique du XVIe siècle, celui de Charles V.

Appel à projets pour une bourse doctorale (projet ALFA)

Par Patrick Moran, le 23 mai 2018Lire la suite

Le projet ALFA (Alfonsine Astronomy), financé par l'ERC, lance un appel à projets pour une bourse doctorale de trois ans débutant le 1er octobre 2018.

La date limite de dépôt des candidatures est le 31 mai 2018.

Pour consulter l'appel à projet, cliquez sur ce lien.

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