Communiqué de la SLLMOO sur les amendements du Sénat

Par Louis-Patrick Bergot, le 05 novembre 2020Lire la suite

4 novembre 2020

Le Sénat, dans le cadre de la Loi de programmation de la recherche, a adopté le 28 octobre deux amendements qui suscitent l’inquiétude de la communauté universitaire :

- Le premier, en lien direct avec l’actualité et formulé en ces termes : « Les libertés académiques s’exercent dans le respect des valeurs de la République » limite la liberté d’expression académique, c’est-à-dire aussi de l’exercice de la recherche universitaire.

- Le second, voté de nuit et sans débat, vise à supprimer la qualification par le CNU des candidats aux postes de professeurs des universités et, à titre expérimental jusqu’en 2024, des maîtres de conférences.

Ces deux amendements nous apparaissent comme des menaces pour la liberté, l’équité et la qualité qui doivent prévaloir dans le fonctionnement des universités.

Aussi, le bureau de la SLLMOO a-t-il pris la décision de s’associer au Collectif des Sociétés savantes académiques de France, qui condamne ces amendements et en demande la suppression :

https://societes-savantes.fr/wp-content/uploads/2020/10/CP-Socacad-amendements-Senat.pdf

Le bureau de la SLLMOO

PÉTITION : Pour que le français reste une langue maîtrisée

Par Louis-Patrick Bergot, le 28 septembre 2020Lire la suite

Pour réagir au projet de réforme du CAPES, la SLLMOO a décidé d'organiser une pétition intitulée Pour que le français reste une langue maîtrisée. Nous vous invitons vivement à signer cette pétition en cliquant sur l'image ci-dessus et à la diffuser largement autour de vous. 

AAC : La fabrique des récits médiévaux (XIIIe-XVIe siècles)

Par Louis-Patrick Bergot, le 22 septembre 2020Lire la suite

Une manifestation scientifique intitulée La Fabrique des récits médiévaux (XIIIe-XVIe siècles) se déroulera sous la forme de deux journées d'étude : le 12 mai 2021, à l’université Bordeaux-Montaigne ; le 11 février 2022, à l’université Littoral-Côte-d’Opale (Boulogne-sur-Mer).

Lors de ces deux journées, les intervenants seront invités à proposer une réflexion sur la fabrique du texte médiéval, sa matérialité, ainsi que l'évolution des procédés de mise en forme des récits médiévaux entre le XIIIe et le XVIe siècle.

Pour consulter l'appel, cliquez sur ce lien.

8 septembre 2020

Le Bureau de la Société de Langues et de Littératures Médiévales d’Oc et d’Oïl a appris cet été, avec inquiétude et consternation, que le schéma du CAPES de lettres semblait fixé définitivement par le ministère avec une demande de sujets zéro auprès du jury. Or dans ce schéma, si la dissertation est maintenue à l'écrit et semblerait reposer sur une version courte du programme d'agrégation, la seconde épreuve est uniquement de didactique avec une question de grammaire. La partie historique du français, mais aussi la stylistique et l'étude du français moderne seraient ainsi réduites à néant ou à peu de chose. Devant cette situation établie sans tenir compte des démarches et conseils des universitaires spécialistes, la SLLMOO rappelle son attachement à trois principes. 

1. L’enseignement de la langue française. Un tel dispositif a de graves conséquences car il réduit les lettres à un seul champ, la littérature, évaluée dans la première épreuve, et fait disparaître celui de la langue française, qui est pourtant fondamental dans l’enseignement secondaire et qui est pleinement la spécificité du professeur de français. Celui-ci n’est-il pas considéré comme spécialiste du français tant dans ses usages contemporains, dans sa norme que dans son histoire à l’œuvre dans les textes littéraires, dans la syntaxe, la morphologie, le lexique et l’orthographe ? Sa mission est d’ailleurs nettement marquée dans les programmes du collège et dans les récents programmes de grammaire du lycée. Comme le professeur de lettres classiques est spécialiste de littérature et de langues anciennes, le professeur de lettres modernes a une double spécialité, littérature et langue française.

2. La perspective historique. Il n’y a rien de plus inconfortable pour un enseignant que de savoir ses propres connaissances strictement limitées à celles qu’il doit transmettre : cela signifie qu’il ne peut faire face à aucune question de ses élèves, n’est pas en mesure de juger de la pertinence de telle page de manuel, ne peut prendre aucun recul face à son enseignement. Inversement, pouvoir expliquer en des termes simples à un élève de collège pourquoi le sujet d’une phrase assertive est généralement placé avant le verbe, à un élève de lycée pourquoi avait est orthographié avoit dans telle édition de telle œuvre au programme qu’il a trouvée à la bibliothèque font de l’enseignant un véritable passeur : celui qui donne du sens à la langue et qui garantit une pleine maîtrise de ses principes de compréhension. La disparition de la connaissance du français médiéval comme de celui de la Renaissance et de l’époque classique signifie à terme que l’enseignement du français sera réduit à un usage de communication, sans la dimension culturelle, historique et patrimoniale qui a permis sa place mondiale et fondé son renom.

3. La langue comme outil critique et citoyen. Si la connaissance du français en diachronie longue et en synchronie contemporaine donne aux enseignants les compétences nécessaires à la transmission des savoirs fondamentaux, si elle ouvre la voie à une vaste culture et à une meilleure compréhension des textes, littéraires ou non, elle s’inscrit aussi dans la vie de la cité. La maîtrise de la langue, parce qu’elle est tout à la fois la condition de l’échange, de la compréhension mutuelle et de la clarté de la pensée, est le fondement d’une société démocratique : là où le dialogue est impossible, la violence s’impose. C’est aussi la raison pour laquelle il importe qu’elle soit effectivement et correctement évaluée dans le cadre du CAPES, à l’heure où il s’agit de recruter un futur professeur de français et au terme d’un cursus dont la structure et le contenu, année après année, sont largement commandés par les maquettes des concours. Il s’agit là, dans nos filières, d’un effet de système. Faire disparaître une épreuve mène à la disparition ou au grave affaiblissement d’un pan entier de formation.

La Société de Langues et de Littératures Médiévales d’Oc et d’Oïl demande que le schéma actuel soit profondément revu. En vertu de la bivalence de notre discipline, nous demandons que soient affirmées dans la description des épreuves du CAPES la place de l’histoire de la langue française en diachronie longue ainsi que celle de la stylistique, de sorte que l’étude des lettres y soit représentée dans toutes ses dimensions, littéraires et linguistiques.

Pour le Bureau,

Jean-René Valette, président de la SLLMOO

Prix de thèse de la SLLMOO 2020 (31 mars 2020)

Par Louis-Patrick Bergot, le 06 mars 2020Lire la suite

En 2020, la SLLMOO aura le plaisir de décerner pour la première fois trois prix de thèse, d’un montant de 400 € par prix. Ces prix sont ouverts à tous les docteurs à jour de cotisation au sein de la SLLMOO, qui ont soutenu après le 1er janvier 2017 une thèse de doctorat relevant des sections 7, 9 ou 10 du CNU. Les prix seront attribués par un jury constitué de professeurs émérites. La remise des prix est prévue pour janvier 2021.

Les candidats peuvent envoyer leur dossier de candidature d’ici le 31 mars 2020 à l’adresse suivante : prixdethese.sllmoo@gmail.com. Le dossier devra comporter :

- un exemplaire numérique, en format pdf, de la thèse dans son intégralité ;

- le rapport de soutenance ;

- un curriculum vitae ;

- un argumentaire d’une page, rédigé par la directrice ou le directeur de recherches : cet argumentaire devra guider le travail de lecture et d’évaluation du jury ; il ne s’agira pas de reproduire le résumé de la thèse, mais d’indiquer sa nouveauté dans le champ de recherche exploré, de faire saillir sa démarche propre et ses apports effectifs dans le domaine traité, ainsi que ses qualités particulières.

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