Richard de Fournival et les sciences au XIIIe siècle

édition Joëlle Ducos et Christopher Lucken

SISMEL, collection Micrologus Library, Edizioni del Galuzzo, 2018

Table des matières :

C. Lucken, Parcours et portrait d’un homme de savoir – J.-M. Mandosio, La Biblionomia de Richard de Fournival et la classification des savoirs au XIIIe siècle – I. Draelants, La Biblionomia de Richard de Fournival, une bibliothèque d’encyclopédiste? Enquête comparative sur les textes et les manuscrits – M. Moyon, Arithmétiques et géométries au XIIIe siècle d’après la Biblionomia: des traductions arabo-latines à Jordanus de Nemore – L. Miolo, Science des nombres, science des formes: arithmétique et géométrie dans les manuscrits de la Biblionomia de Richard de Fournival – M. H. Green, Richard de Fournival and the Reconfiguration of Learned Medicine in the Mid-13th Century – L. Moulinier-Brogi, Richard de Fournival, la Biblionomia et la science des urines – M. Giese, Works on Horse Medicine in the Biblionomia of Richard de Fournival in the Context of the High Medieval Tradition – A. Calvet, Le De arte alchemica (inc.: Dixit Arturus explicator huius operis) est-il une oeuvre authentique de Richard de Fournival? – J.-P. Boudet - C. Lucken, In Search of an Astrological Identity Chart: Richard de Fournival’s Nativitas – N. Weill-Parot, La Biblionomia de Richard de Fournival, le Speculum astronomiae et le secret – Ch. Burnett, Richard de Fournival and the Speculum astronomiae – M.-M. Huchet, Le quadrivium dans le De vetula attribué à Richard de Fournival – C. Panti, An Astrological Path to Wisdom. Richard de Fournival, Roger Bacon and the Attribution of the Pseudo-Ovidian De vetula – J. Ducos, Conclusion. Indexes par C. Lucken.

Procès politiques au temps de Charles VII et de Louis XI

éd. Joël Blanchard et Franck Collard

Genève, Droz, 2018 (Travaux d'Humanisme et Renaissance), XLIV, 372 p.

 

Voici le quatrième volume des procès politiques de Louis XI, élargi au règne de son père Charles VII, car les deux procès de Jean, duc d’Alençon, se sont succédés sous ces deux règnes. Ce sont assurément les plus connus, les mieux documentés, car les traités des XVIe et XVIIe siècles y font souvent référence. Leur célébrité tient aussi à la personnalité d’un prince qui incarne les intérêts et les passions d’une haute aristocratie dont la liberté est bridée par un pouvoir royal centralisé et de plus en plus fort. Les dix-huit documents réunis ici, la plupart publiés pour la première fois, permettent de cerner les réseaux d’alliances locales ou nationales, dans une partie diplomatique serrée, mais surtout les croyances et les préjugés qui nourrissent les incriminations, les rumeurs, les attributions infondées, les pathologies suspectées, élargissant le champ judiciaire dans un jeu invisible et troublant du pouvoir.

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Zrinka Stahuljak, L'Archéologie pornographique. Médecine, Moyen Âge et histoire de France, Rennes, PUR, 2018

Il n’y a pas de nation française ni d’histoire de France sans la sexualité. On sait depuis Michel Foucault que la sexualité a même constitué la nation française au xix siècle. Mais quel lien entre l’ordre militaire des Templiers et la colonisation de l’Algérie par la France en 1830 ? Ou entre Gilles de Rais, maréchal du xve siècle, et la théorie du sadisme par Richard von Krafft-Ebing ? Entre l’amour courtois et la loi de 1884 légalisant le divorce ? Ou encore entre le Moyen Âge, institué berceau de la nation par la République, et le choix du récit national dans les domaines de la littérature et de l’art médiévaux ? 

La médecine du xixe siècle qui était le moteur principal – intellectuel, moral et disciplinaire – dans la formation moderne de la nation française et l’écriture de l’histoire de France fondait chacune de ses théories et de ses propositions de lois dans le berceau médiéval. Un grand choix de textes scientifiques et vulgarisateurs, certains présentés pour la première fois, permettent l’étude du sexe, du sang, de la race et de l’amour aux xixe et début du xxe siècle et démontrent comment l’histoire et le Moyen Âge, obsessions de la médecine, ont défini la famille, le mariage et le divorce, l’hygiène (les maladies, les vices et les tares), les mœurs et les politiques raciale et coloniale en Europe, notions toujours vives dans le débat contemporain. 

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Le Sermon d'Amiens, éd. et trad. Annette Brasseur

Par Patrick Moran, le 13 avril 2018Lire la suite

Le Sermon d'Amiens, anomyme du XIIIe siècle en langue vernaculaire

édition et traduction par Annette Brasseur

Genève, Droz, 2018

Le XIIIe siècle est un grand siècle de la prédication, illustrée par quelques noms parvenus jusqu’à nous, mais aussi par d’obscurs sermonnaires dont les prônes nous apprennent beaucoup. Tel est le cas de l’auteur anonyme du Sermon d’Amiens, resté peu connu des médiévistes, faute d’une édition bien documentée répondant aux exigences de la critique moderne. La publication de ce texte, sur nouveaux frais, que donne Annette Brasseur, comble cette lacune. Elle est accompagnée de sa mise en français moderne (il n’en existe, jusqu’à présent, qu’une traduction en anglais), assortie d’une étude grammaticale, philologique et littéraire, de nombreuses notes, de tables précises et d’un volumineux glossaire. Elle invite aussi nos contemporains, dont on connaît le regain d’intérêt pour la prédication, à découvrir un dominicain surprenant, fin psychologue, qui sait mettre en œuvre, avec une très grande ingéniosité, tous les moyens de persuasion dont il dispose, pour obtenir les subsides indispensables à un évêque d’Amiens voulant faire effectuer les travaux de réparation qui s’imposent dans la cathédrale de cette ville. 

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Apta Compositio. Formes du texte latin au Moyen Âge et à la Renaissance

édité par Christiane Deloince-Louette, Martine Furno et Valérie Méot-Bourquin

Genève, Droz, 2018

L’étude de la mise en forme des textes a fait ces dernières années l’objet de travaux importants depuis ceux, pionniers, d’Henri-Jean Martin. On sait qu’une même œuvre acquiert des significations différentes quand sa mise en texte et en page se transforme, que le texte apparaît bien souvent comme « une forme de l’intention» qui fait intervenir plusieurs «co-élaborateurs» (l’auteur, le typographe, le destinataire ou lecteur) et dont la réalisation définitive sur la page est le produit d’une tension entre un projet et les difficultés qu’il rencontre. Au croisement de l’histoire du livre, de la rhétorique et de l’histoire des idées, les vingt et une contributions ici réunies, issues du IVe congrès de la Société d’Etudes Médio et Néo-latines (Semen-l), montrent comment la mise en forme matérielle et intellectuelle des textes latins au Moyen Age et à la Renaissance conditionne leur réception, en interrogeant à la fois leurs dispositifs matériels, leurs choix rhétoriques et leurs pratiques éditoriales. 

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