Le Sermon d'Amiens, éd. et trad. Annette Brasseur

Par Patrick Moran, le 13 avril 2018Lire la suite

Le Sermon d'Amiens, anomyme du XIIIe siècle en langue vernaculaire

édition et traduction par Annette Brasseur

Genève, Droz, 2018

Le XIIIe siècle est un grand siècle de la prédication, illustrée par quelques noms parvenus jusqu’à nous, mais aussi par d’obscurs sermonnaires dont les prônes nous apprennent beaucoup. Tel est le cas de l’auteur anonyme du Sermon d’Amiens, resté peu connu des médiévistes, faute d’une édition bien documentée répondant aux exigences de la critique moderne. La publication de ce texte, sur nouveaux frais, que donne Annette Brasseur, comble cette lacune. Elle est accompagnée de sa mise en français moderne (il n’en existe, jusqu’à présent, qu’une traduction en anglais), assortie d’une étude grammaticale, philologique et littéraire, de nombreuses notes, de tables précises et d’un volumineux glossaire. Elle invite aussi nos contemporains, dont on connaît le regain d’intérêt pour la prédication, à découvrir un dominicain surprenant, fin psychologue, qui sait mettre en œuvre, avec une très grande ingéniosité, tous les moyens de persuasion dont il dispose, pour obtenir les subsides indispensables à un évêque d’Amiens voulant faire effectuer les travaux de réparation qui s’imposent dans la cathédrale de cette ville. 

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Apta Compositio. Formes du texte latin au Moyen Âge et à la Renaissance

édité par Christiane Deloince-Louette, Martine Furno et Valérie Méot-Bourquin

Genève, Droz, 2018

L’étude de la mise en forme des textes a fait ces dernières années l’objet de travaux importants depuis ceux, pionniers, d’Henri-Jean Martin. On sait qu’une même œuvre acquiert des significations différentes quand sa mise en texte et en page se transforme, que le texte apparaît bien souvent comme « une forme de l’intention» qui fait intervenir plusieurs «co-élaborateurs» (l’auteur, le typographe, le destinataire ou lecteur) et dont la réalisation définitive sur la page est le produit d’une tension entre un projet et les difficultés qu’il rencontre. Au croisement de l’histoire du livre, de la rhétorique et de l’histoire des idées, les vingt et une contributions ici réunies, issues du IVe congrès de la Société d’Etudes Médio et Néo-latines (Semen-l), montrent comment la mise en forme matérielle et intellectuelle des textes latins au Moyen Age et à la Renaissance conditionne leur réception, en interrogeant à la fois leurs dispositifs matériels, leurs choix rhétoriques et leurs pratiques éditoriales. 

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Mine, métal, monnaie, Melle. Les voies de la quantification de l'histoire monétaire du haut Moyen Âge

études réunies par Marc Bompaire et Guillaume Sarah

Genève, Droz, 2018

La quantification monétaire est une préoccupation majeure des historiens des échanges et des numismates. Pour le haut Moyen Age, le manque de «données chiffrées» a par le passé incité à étudier cette question par des approches extérieures à la monnaie. Des travaux récents semblent toutefois démontrer que l’examen de l’ensemble des données constitue une approche légitime. L’étude de la signature géochimique du métal produit à Melle, dans le cadre du projet ANR FAHMA (Filière de l’argent au haut Moyen Age), a conduit à essayer de mettre en évidence ses liens avec le monnayage émis au nom de cette cité et au-delà. Il y a là des éléments pour suivre la diffusion de ce stock métallique qui nous invitent à réfléchir sur l’importance quantitative de la production minière de Melle et sur sa contribution au stock métallique et monétaire disponible à l’époque. Le cas de Melle nous place dans le monde Franc, mais des éclairages sont apportés sur les monnayages byzantins et arabes, orientaux et occidentaux, pour lesquels ont été mises en œuvre diverses méthodes spécifiques. Des comparaisons avec d’autres sites miniers liés à des productions monétaires sont également proposées: il s’agit de mettre en valeur les procédures de raisonnement et les présupposés fondant les propositions de quantification des productions métalliques ou monétaires, de la masse monétaire en circulation ou de l’intensité de cette circulation. 

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La revue Médiévales : Langues, Textes, Histoire envisage la publication en 2020 d’un numéro thématique provisoirement intitulé « Moyen Âge et séries ».

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Les contributions pourront proposer soit des études de cas appuyées sur une bibliographie critique, soit des réflexions plus théoriques illustrées par l’analyse d’exemples précis. Il n’y a aucune exclusive dans les disciplines et les approches : le numéro acceptera les propositions de spécialistes de littérature, histoire, filmologie, sociologie, histoire de l’art, médialogie, langues et civilisations étrangères, philosophie, sciences politiques, etc.

Ce numéro thématique sera coordonné par Alban Gautier (Université de Caen Normandie) et Laurent Vissière (Sorbonne Université). Le calendrier prévisionnel est le suivant :

  • 31 juillet 2018 : date limite pour la remise des projets de contribution ;
  • septembre 2018 : sélection des contributions, envoi des réponses aux postulants ;
  • 31 mars 2019 : date limite pour la remise des articles ;
  • avril-septembre 2019 : relecture et expertise des articles par les coordinateurs et par le 
comité de rédaction de la revue ;
  • 30 novembre 2019 : date limite pour la remise des articles révisés ;
  • juin 2020 : parution du numéro, d’abord en volume, puis en ligne sur les plateformes 
OpenEdition et Cairn.

Dans un premier temps, les personnes désireuses de proposer un article pour ce numéro devront envoyer aux deux coordinateurs (alban.gautier@unicaen.fr et lvissiere@gmail.com) un bref CV (1 page) et un projet de contribution (2 pages) exposant clairement l’angle choisi pour l’étude d’un des aspects mis en avant par le présent appel à communication. Ces deux documents sont à renvoyer avant le 31 juillet 2018.

Depuis plusieurs décennies, linguistique et informatique font bon ménage. Les nouvelles possibilités offertes par l’ordinateur ont remporté l’adhésion des chercheurs, et spécialement des médiévistes, qu’ils soient historiens, linguistes ou littéraires. Nouvelles perspectives, révolution conceptuelle ? Qu’apporte le numérique, quelles limites et quels nouveaux horizons ?

Ce 7e numéro de la revue Diachroniques fait un point sur l’apport du numérique pour les langues médiévales ou plus anciennes. Il rend compte des différentes applications de l’informatique aux textes anciens – annotation automatique des textes, analyses syntaxiques, lexicales et stylistiques, création de dictionnaires… – et des perspectives ainsi ouvertes pour la recherche et la connaissance des états anciens de langue.

Pour consulter la table des matières de ce numéro, cliquez sur ce lien.

Pour voir la présentation du numéro sur le site des PUPS, cliquez sur celui-ci.

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