Mine, métal, monnaie, Melle. Les voies de la quantification de l'histoire monétaire du haut Moyen Âge

études réunies par Marc Bompaire et Guillaume Sarah

Genève, Droz, 2018

La quantification monétaire est une préoccupation majeure des historiens des échanges et des numismates. Pour le haut Moyen Age, le manque de «données chiffrées» a par le passé incité à étudier cette question par des approches extérieures à la monnaie. Des travaux récents semblent toutefois démontrer que l’examen de l’ensemble des données constitue une approche légitime. L’étude de la signature géochimique du métal produit à Melle, dans le cadre du projet ANR FAHMA (Filière de l’argent au haut Moyen Age), a conduit à essayer de mettre en évidence ses liens avec le monnayage émis au nom de cette cité et au-delà. Il y a là des éléments pour suivre la diffusion de ce stock métallique qui nous invitent à réfléchir sur l’importance quantitative de la production minière de Melle et sur sa contribution au stock métallique et monétaire disponible à l’époque. Le cas de Melle nous place dans le monde Franc, mais des éclairages sont apportés sur les monnayages byzantins et arabes, orientaux et occidentaux, pour lesquels ont été mises en œuvre diverses méthodes spécifiques. Des comparaisons avec d’autres sites miniers liés à des productions monétaires sont également proposées: il s’agit de mettre en valeur les procédures de raisonnement et les présupposés fondant les propositions de quantification des productions métalliques ou monétaires, de la masse monétaire en circulation ou de l’intensité de cette circulation. 

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La revue Médiévales : Langues, Textes, Histoire envisage la publication en 2020 d’un numéro thématique provisoirement intitulé « Moyen Âge et séries ».

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Les contributions pourront proposer soit des études de cas appuyées sur une bibliographie critique, soit des réflexions plus théoriques illustrées par l’analyse d’exemples précis. Il n’y a aucune exclusive dans les disciplines et les approches : le numéro acceptera les propositions de spécialistes de littérature, histoire, filmologie, sociologie, histoire de l’art, médialogie, langues et civilisations étrangères, philosophie, sciences politiques, etc.

Ce numéro thématique sera coordonné par Alban Gautier (Université de Caen Normandie) et Laurent Vissière (Sorbonne Université). Le calendrier prévisionnel est le suivant :

  • 31 juillet 2018 : date limite pour la remise des projets de contribution ;
  • septembre 2018 : sélection des contributions, envoi des réponses aux postulants ;
  • 31 mars 2019 : date limite pour la remise des articles ;
  • avril-septembre 2019 : relecture et expertise des articles par les coordinateurs et par le 
comité de rédaction de la revue ;
  • 30 novembre 2019 : date limite pour la remise des articles révisés ;
  • juin 2020 : parution du numéro, d’abord en volume, puis en ligne sur les plateformes 
OpenEdition et Cairn.

Dans un premier temps, les personnes désireuses de proposer un article pour ce numéro devront envoyer aux deux coordinateurs (alban.gautier@unicaen.fr et lvissiere@gmail.com) un bref CV (1 page) et un projet de contribution (2 pages) exposant clairement l’angle choisi pour l’étude d’un des aspects mis en avant par le présent appel à communication. Ces deux documents sont à renvoyer avant le 31 juillet 2018.

Depuis plusieurs décennies, linguistique et informatique font bon ménage. Les nouvelles possibilités offertes par l’ordinateur ont remporté l’adhésion des chercheurs, et spécialement des médiévistes, qu’ils soient historiens, linguistes ou littéraires. Nouvelles perspectives, révolution conceptuelle ? Qu’apporte le numérique, quelles limites et quels nouveaux horizons ?

Ce 7e numéro de la revue Diachroniques fait un point sur l’apport du numérique pour les langues médiévales ou plus anciennes. Il rend compte des différentes applications de l’informatique aux textes anciens – annotation automatique des textes, analyses syntaxiques, lexicales et stylistiques, création de dictionnaires… – et des perspectives ainsi ouvertes pour la recherche et la connaissance des états anciens de langue.

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Pour voir la présentation du numéro sur le site des PUPS, cliquez sur celui-ci.

Le Laboratoire du roman : Le Chevalier au lion de Chrétien de Troyes
 
Les actes de la journée d'études organisée par Estelle Doudet à l'université Grenoble Alpes, et consacrée au programme d'agrégation 2018 viennent de paraître en ligne.
 
Lien vers le dossier :
http://ouvroir-litt-arts.univ-grenoble-alpes.fr/revues/actalittarts/351-le-laboratoire-du-roman-le-chevalier-au-lion-de-chretien-de-troyes
 
TABLE DES MATIÈRES
 
Présentation

Estelle Doudet, « Oevres font qui m’abelissent : un roman laboratoire »

Résurgences mythiques

Philippe Walter, « Le Chevalier au Lion : du mythe caniculaire au roman courtois »

 Valeurs en débat

Corinne Pierreville, « Un romancier en quête de la fin amor. Tours et détours de l’amour dans Le Chevalier au lion »

Estelle Doudet, « Le Chevalier au lion : orgueil et charité »

 Tissages de la fiction

Corinne Denoyelle, « Style oralisé et art du dialogue dans Le Chevalier au lion »

Danièle James-Raoul« La poétique de l’octosyllabe dans Le Chevalier au lion de Chrétien de Troyes » (mise en ligne en février)

Joëlle Ducos (dir.), Les Sciences et le Livre

Par Patrick Moran, le 05 février 2018Lire la suite

Joëlle Ducos (dir.)

Les Sciences et le Livre. Fomes des écrits scientifiques des débuts de l'imprimé à l'époque moderne

Paris, Hermann, 2017

La science aurait-elle pu exister sans les livres ? En effet, l’écriture et la rhétorique du savoir, loin d’être secondaires dans l’épistémologie et l’histoire des sciences, en sont des éléments fondamentaux. Elles sont élaborées en simultanéité avec les théories scientifiques, dont les livres permettent la  diffusion et la conservation. Les relations qui se sont instaurées entre la fabrication de la science et l’écrit qui la diffuse sont complexes, puisque la forme du livre ou le genre de texte sont à la fois une contrainte et un objet à adapter, selon l’enjeu du texte et les idées qui y sont diffusées. Les écrits qui touchent à la science sont remarquables par leur diversité ; existe-t-il pourtant des pratiques et des supports spécifiques d’écrit reconnus comme tels par les savants comme par les lecteurs ? C’est à cette question que les auteurs ici réunis ont répondu, en articulant leurs réflexions autour de quatre axes : 1) Le support écrit de la science qu’est le livre et son évolution ; 2) les écritures de la science et la forme spécifique qu’est le récit scientifique ; 3) les langues de la science ; 4) la relation entre théories scientifiques et livres.

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