Présentation

Par Patrick Moran, le 22 septembre 2020Lire la suite

La Société de Langue et de Littérature médiévales d'Oc et d'Oïl réunit les enseignants de l'enseignement supérieur et les chercheurs français et étrangers spécialistes de ce domaine. Elle a plusieurs missions :

  • Développer et établir des contacts entre médiévistes littéraires et linguistes, en favorisant l’échange d’informations au niveau national et international ;
  • Encourager toute initiative tendant au développement des études médiévales (langue et littérature d’oc et d’oïl) au sein de l’université et en dehors ;
  • Stimuler la recherche, l’enseignement et la vulgarisation dans ces disciplines ;
  • Diffuser la recherche et les travaux des jeunes chercheurs.

A cette fin, le site conjointures.org propose un annuaire des membres, des informations mises à jour régulièrement (annonces de colloques, publications, informations officielles sur les postes et l’actualité ministérielle), un fichier des thèses et des documents bibliographiques à destination de l’enseignement secondaire.

Elle publie par ailleurs la revue Perspectives Médiévales, qui est accessible depuis l’automne 2012 sur le portail revues.org (http://peme.revues.org) et co-organise avec l’université qui reçoit son Assemblée Générale un colloque, publié depuis 2010 par les Presses Universitaires de Paris-Sorbonne.

Mots clés : littérature médiévale, français médiéval, oc, oïl, enseignement supérieur, histoire littéraire, histoire de la langue

Dans le cadre du programme 2021 pour l'agrégation de lettres modernes, Clotilde Dauphant, Jean-Marie Fritz, Denis Hüe, Sylvie Lefèvre et Yannick Mosset ont généreusement accepté de prononcer une conférence sur François Villon pour la SLLMOO.

Les cinq conférences sont accessibles sur Youtube en cliquant sur l'image ci-dessus. En dessous des vidéos, des liens permettent de télécharger les documents (exempliers, panoramas, etc.) spécifiques à chaque conférence.

Ces conférences peuvent également être consultées sur Big Blue Button, grâce à l'université de Strasbourg, en cliquant directement ci-dessous sur le titre de chaque conférence. L'interface Big Blue Button permet de visionner simultanément la vidéo et les panoramas.

Clotilde Dauphant

« Du vers au poème, la recherche formelle dans l’œuvre de F. Villon » (51 min 47 s)

Document 1 / Document 2

Jean-Marie Fritz

« Ordres et désordres dans la poésie de F. Villon » (51 min 27 s)

Document

Denis Hüe

« Pourquoi Villon est-il célèbre ? » (1 h 08 min 47 s)

Panorama

Sylvie Lefèvre

« État de la recherche. D’une approche savante à une approche sensible » (1 h 38 min 24 s)

Document 1 / Document 2

Yannick Mosset

« La langue de Villon : spécificités du moyen français et éléments de vocabulaire » (45 min 25 s)

Panorama

AAC : La fabrique des récits médiévaux (XIIIe-XVIe siècles)

Par Louis-Patrick Bergot, le 22 septembre 2020Lire la suite

Une manifestation scientifique intitulée La Fabrique des récits médiévaux (XIIIe-XVIe siècles) se déroulera sous la forme de deux journées d'étude : le 12 mai 2021, à l’université Bordeaux-Montaigne ; le 11 février 2022, à l’université Littoral-Côte-d’Opale (Boulogne-sur-Mer).

Lors de ces deux journées, les intervenants seront invités à proposer une réflexion sur la fabrique du texte médiéval, sa matérialité, ainsi que l'évolution des procédés de mise en forme des récits médiévaux entre le XIIIe et le XVIe siècle.

Pour consulter l'appel, cliquez sur ce lien.

8 septembre 2020

Le Bureau de la Société de Langues et de Littératures Médiévales d’Oc et d’Oïl a appris cet été, avec inquiétude et consternation, que le schéma du CAPES de lettres semblait fixé définitivement par le ministère avec une demande de sujets zéro auprès du jury. Or dans ce schéma, si la dissertation est maintenue à l'écrit et semblerait reposer sur une version courte du programme d'agrégation, la seconde épreuve est uniquement de didactique avec une question de grammaire. La partie historique du français, mais aussi la stylistique et l'étude du français moderne seraient ainsi réduites à néant ou à peu de chose. Devant cette situation établie sans tenir compte des démarches et conseils des universitaires spécialistes, la SLLMOO rappelle son attachement à trois principes. 

1. L’enseignement de la langue française. Un tel dispositif a de graves conséquences car il réduit les lettres à un seul champ, la littérature, évaluée dans la première épreuve, et fait disparaître celui de la langue française, qui est pourtant fondamental dans l’enseignement secondaire et qui est pleinement la spécificité du professeur de français. Celui-ci n’est-il pas considéré comme spécialiste du français tant dans ses usages contemporains, dans sa norme que dans son histoire à l’œuvre dans les textes littéraires, dans la syntaxe, la morphologie, le lexique et l’orthographe ? Sa mission est d’ailleurs nettement marquée dans les programmes du collège et dans les récents programmes de grammaire du lycée. Comme le professeur de lettres classiques est spécialiste de littérature et de langues anciennes, le professeur de lettres modernes a une double spécialité, littérature et langue française.

2. La perspective historique. Il n’y a rien de plus inconfortable pour un enseignant que de savoir ses propres connaissances strictement limitées à celles qu’il doit transmettre : cela signifie qu’il ne peut faire face à aucune question de ses élèves, n’est pas en mesure de juger de la pertinence de telle page de manuel, ne peut prendre aucun recul face à son enseignement. Inversement, pouvoir expliquer en des termes simples à un élève de collège pourquoi le sujet d’une phrase assertive est généralement placé avant le verbe, à un élève de lycée pourquoi avait est orthographié avoit dans telle édition de telle œuvre au programme qu’il a trouvée à la bibliothèque font de l’enseignant un véritable passeur : celui qui donne du sens à la langue et qui garantit une pleine maîtrise de ses principes de compréhension. La disparition de la connaissance du français médiéval comme de celui de la Renaissance et de l’époque classique signifie à terme que l’enseignement du français sera réduit à un usage de communication, sans la dimension culturelle, historique et patrimoniale qui a permis sa place mondiale et fondé son renom.

3. La langue comme outil critique et citoyen. Si la connaissance du français en diachronie longue et en synchronie contemporaine donne aux enseignants les compétences nécessaires à la transmission des savoirs fondamentaux, si elle ouvre la voie à une vaste culture et à une meilleure compréhension des textes, littéraires ou non, elle s’inscrit aussi dans la vie de la cité. La maîtrise de la langue, parce qu’elle est tout à la fois la condition de l’échange, de la compréhension mutuelle et de la clarté de la pensée, est le fondement d’une société démocratique : là où le dialogue est impossible, la violence s’impose. C’est aussi la raison pour laquelle il importe qu’elle soit effectivement et correctement évaluée dans le cadre du CAPES, à l’heure où il s’agit de recruter un futur professeur de français et au terme d’un cursus dont la structure et le contenu, année après année, sont largement commandés par les maquettes des concours. Il s’agit là, dans nos filières, d’un effet de système. Faire disparaître une épreuve mène à la disparition ou au grave affaiblissement d’un pan entier de formation.

La Société de Langues et de Littératures Médiévales d’Oc et d’Oïl demande que le schéma actuel soit profondément revu. En vertu de la bivalence de notre discipline, nous demandons que soient affirmées dans la description des épreuves du CAPES la place de l’histoire de la langue française en diachronie longue ainsi que celle de la stylistique, de sorte que l’étude des lettres y soit représentée dans toutes ses dimensions, littéraires et linguistiques.

Pour le Bureau,

Jean-René Valette, président de la SLLMOO

La Ballade, histoire et avatars d'une forme poétique (2020)

Par Louis-Patrick Bergot, le 07 septembre 2020Lire la suite

La Ballade, histoire et avatars d'une forme poétique, sous la direction de Brigitte Buffard-Moret et Mireille Demaules, Paris, Honoré Champion (Colloques, congrès et conférences sur le Moyen Âge, 27), 2020.

Liée au chant et à la danse, la ballade serait apparue au XIIIe siècle dans la littérature du Nord de la France et a joui d’un incontestable prestige dans la poésie de la fin du Moyen Âge. Proscrite par les poètes de la Pléiade, elle a cependant résisté au XVIIe et au XVIIIe siècles, pour renaître sous une forme complètement différente, non fixe, dont la thématique, empruntée notamment à la ballade anglaise, s’inspire de la légende, de l’histoire et de la complainte ; elle connaît un grand succès au XIXe siècle tant en France que dans la littérature européenne. De nos jours, la ballade a investi le domaine de la chanson, continuant une tradition populaire, d’extension européenne, sans lien apparent avec le genre aristocratique médiéval. Que peuvent avoir en commun, à part la dénomination, une ballade médiévale, une ballade romantique, une ballade en prose et une ballade chantée de nos jours ?

Avec le souci d’allier une perspective comparatiste à l’étude de cette forme poétique, dix-huit spécialistes reconsidèrent cette question, et d’autres attenantes, permettant des découvertes insolites sur les surprenantes métamorphoses de la ballade.

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